Et soudain le paradis

Je n’aime pas marcher. C’est un fait. Enfin marcher, style randonnée je veux dire. Crapahuter dans la forêt, sans vraiment savoir quand on arrive,c’est pas mon truc.
Alors, aujourd’hui quand on a décidé d’aller au Mont Royal, je me suis dit « chouette, on a juste a
à se poser avec un bon bouquin. Ahah la bonne blague! En fait, ça grimpe pour y accéder! J’ai donc entretenue ma réputation de râleuse, « non, mais ça pouvait pas être un vrai parc ? » « Je suis pas là pour faire du sport moi, mais bronzer »!

Bon, comme il faisait très beau, et qu’on rencontrait des écureuils sur le chemin, c’était pas si mal.

Et quand on est arrivées, je me suis dit que ça valait vraiment le coup. Peu importe les kilomètres, pour découvrir le paradis.

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Lac aux castors.

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J-0, H-8

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Bagage à main avec tout mon foutoir. Check

Bref, je pars pour Orly dans 1h30. L’avion décolle à 16h.

Priez le Saint des vols en avions, pour que l’appareil fonctionne, et que le pilote ne se soit pas disputé avec sa femme!

D’ailleurs, j’ai un peur d’un crash, et ma soeur d’avoir, une emblolie… On n’est pas rendu.

Bonnes vacances à tous. Et bon courage pour ceux qui travaillent. Bisous à vous!

foutoir inside

foutoir inside

 

z'avez vu, elle est bien faite !

z’avez vu, elle est bien faite !

 

Montréal mon amour.

Ça fait bien longtemps que je n’ai pas écrit.. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque, ni les sujets. Je les écrit dans ma tête, avant de m’endormir, mais lorsque je me réveille évidemment je ne me souviens plus de rien.
Enfin bref, voilà un billet qui me tient à coeur, c’est d’ailleurs le premier que je voulais écrire…

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Il y aura bientôt 2ans, j’ai décidé de faire mes études à l’étranger, je rentrais de New York et j’avais adoré. Déjà la ville en elle même et le fait d’être loin, et cette (fausse?) possibilité de pouvoir se ré inventer une vie.
Je suis donc rentrée chez moi avec cette idée en tête, et elle ne m’a pas lâchée. J’ai entamé ma terminale avec ce projet, encouragé par mes profs et ma famille. J’ai choisi Montréal, parce que déjà c’est loin, et qu’il n’y aura pas la barrière de la langue. J’ai fait toutes les démarches pendant l’année, et me suis inscrite dans 2 universités pour être sure d’être prise. J’avais choisi de faire du droit, le hic c’était qu’il fallait 14 au bac. Bon je ne suis pas bête, mais delà à décroché un 14 de moyenne c’était impossible. Alors, en 2nd choix j’ai mis littérature où la moyenne demandée était de 10. Ma plus grosse erreur. Je ne m’arrêtais qu’au fait de devoir lire et ça, ça me convenait parfaitement, j’avais occulté tout le reste.. Obnubilée que j’étais à l’idée de partir, j’aurais pu choisir n’importe quelle filière..

Entre temps, je suis admise dans les 2 universités, je passe mon bac, et je le décroche mention assez bien. J’ai mon ticket pour le Canada et j’étudierai donc la littérature. Je suis contente, tout suit son cours, comme si ce déroulement était normal, qu’il ne pouvait en avoir d’autre. Le grand jour est prévu pour le 28 Août.

C’est l’été des préparatifs et des doutes. Et si je restais finalement ? Mais, impossible pour moi de revenir sur mon choix, d’une, parce que je ne veux décevoir personne, et de deux parce que je ne veux pas avoir de regrets.
Les adieux sont durs, moi la stressée des départs depuis 10ans, je pleure évidemment comme une fontaine. Je suis d’ailleurs la seule à pleurer dans la salle d’embarquement -gros moment de solitude- mais au moins le temps passe plus vite.
Une fois sur le sol Québécois, la seule chose que je veux, c’est passer la douane le plus vite possible, et m’installer dans ma petite chambre d’étudiante. Autant dire que j’aurais du profiter de ces instants de répit, de ces instants comme hors du temps, on ne les vit qu’une fois.
Parce que, le moment le plus dur et le plus magique fut cette arrivée finalement, alors oui j’étais heureuse d’être arrivée. D’être Arrivée à partir déjà, et d’être dans ma chambre. Tout ça n’était plus un rêve, j’étais bien à 6000 km de chez moi. La pression est retombée et je me suis rendue compte (un peu tard) que, oh bah ça alors j’étais toute seule..

Les 2 premières semaines ont été euphoriques, j’étais dans l’action, avec toutes les démarches, les lieux à découvrir. Et l’action y a que ça de vrai, ça transcende!
Après, comment dire? Je n’avais « plus rien à faire », parce que la rentrée a été reportée d’un mois, à part découvrir la ville, mais ça ne porte pas tous les jours..
Malgré, les coups de blues quotidiens et les doutes, (et sans doute grâce au recul) j’ai adoré ce mois de pré-rentrée, j’ai adoré apprendre à vivre seule, à me dire surtout que j’en étais capable. J’ai adoré cette ville, les habitants d’une gentilles inouïe, cet accent qui ne m’a jamais posé de soucis. J’ai eu un véritable coup de coeur et j’ai adoré y vivre. Je sais que plus que jamais, j’ai le Québec dans l’âme. Mais, la solitude et la confirmation que non, la littérature, ne me convient réellement pas, m’ont fait rentré quelques mois plus tard. J’aurais pu rester plus longtemps, même sans y étudier, mais c’était pour moi y rester « pour rien » alors je me suis résignée et j’ai pris un billet d’avion. 3jours plus tard j’étais de retour. Les pieds en France mais la tête là bas 🙂

Même si quelque fois, j’ai « honte » de ne pas avoir réussi. Je sais, que ça m’a aidé, que ça m’a énormément apporté. Et je sais que j’ai envie d’y vivre, mais, quand je serai grande!

Quant à l’avenir proche, je sais qu’en Juillet j’aurai non seulement la tête à Montréal mais également les pieds!

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vue sur le Saint Laurent

vue sur le Saint Laurent

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